Luciole, tome II

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vendredi 4 juillet 2008

Mon petit clown

Mon petit clown

mercredi 25 juin 2008

J'avais un rendez vous hier soir ...

J'avais un rendez vous hier soir, un rendez vous avec vous, avec une surprise au bout. Un bout de bonheur partagé, pour un goût enchanté à mon palais gourmande.

Je m'étais faite jolie, un peu ... Maquillage léger, bijoux fantaisies, petite robe estivale, la peau douce et le cœur content, j'ai pris le temps de me faire jolie, un peu, pour mon rendez vous. Tu t'es fais beau aussi, vêtements choisis, élégance de tes épaules, sourire en coin et œil coquin, l'air satisfait de mes sourires. Tu savourais ta surprise.

Nous sommes montés sur ton destrier à moteur, balade chaude dans Paris. Tu avais choisi le lieu des délices, ici. Il a tenu toutes ses promesses. Tu as savouré tous mes émerveillements, moi la gourmande, j'ai découvert des saveurs qui deviendront mes madeleines avec le temps.

Puis nous sommes allés errer sur les bords de la seine, main dans la main, cœur à cœur, en échangeant des baisers de premières amours.

J'avais rendez vous hier soir, rendez vous avec vous, avec une surprise au bout. C'était si doux ...

lundi 23 juin 2008

Un soir de merveille

Un soir de merveille

vendredi 20 juin 2008

Plus de toit à soi

Incognito

Plus de toit à soi
Plus de toi et moi
Plus d'émoi en toi
Plus de poids pour moi

Plus de toit à soi
Plus de joie en moi
Plus de foi en toi
Plus de quoi pour moi

Plus de toit à nous
Plus de nos rires fous
Plus de cris de loup
Plus de nous du tout

Petit poème en écho à une phrase trouvée

vendredi 13 juin 2008

Petite annonce : cherche décor pour film

Un ami réalisateur, cherche une maison en île de de France pour servir de décor à son prochain film, moyennant une petite rémunération. Le tournage est prévu à partir du 4 juillet et durera 4 ou 5 jours. Alors si vous êtes intéressé, laissez moi un commentaire, ou envoyez moi un mail, je m'occuperai de vous mettre en relation.

merci

jeudi 12 juin 2008

L'ennemi intime

J'ai vu à la télé il y a quelques jours un épisode de " FBI porté disparu". Une histoire d'enfant maltraité, mais pas par son père comme chacun l'avait cru mais par sa mère. Une femme elle même élevée dans la violence, une femme en besoin de contrôle, de puissance.

ça m'a fait un choc ! ça m'a renvoyé quelque chose de très violent sur mon propre besoin de contrôle, sur mon chagrin d'impuissance. Et je vais l'écrire pour l'exorciser, pour l'assumer, pour le regarder bien en face, pour ne jamais le nier, pour le surmonter. Ma fille s'affirme, s'oppose, mon chagrin d'impuissance plus que tout autre, vient de là. C'est une insécurité réveillée, crue, et violente. Il me faut de l'honnêteté, un certain courage, pour admettre que je porte en moi la tentation du tyran, poussée par mes peurs, par ma propre histoire.

Elle s'affirme avec force, avec entêtement, elle résiste, je suis tout à la fois en colère, angoissée, et admirative de la puissance de son caractère. J'ai tout à la fois peur de la briser par un autoritarisme qui n'est que la compensation de ma propre angoisse, et peur qu'elle ne se transforme en insupportable chipie capricieuse. Mes peurs sont disproportionnées, sûrement, il y a une part irrationnelle, qui ne prend pas sa source dans sa réalité mais dans la mienne, dans ma propre enfance. Je sais bien qu'il y a quelque chose de profondément universel dans mes peurs, dans cet envie d'être une bonne mère, une mère juste, dans cette angoisse de ne pas y parvenir. Mais j'ai en moi la marque de l'irréparable, pour toujours. Quelque soit ce que j'ai réussi à en faire, quelque soit la personne que je suis devenue, quelque soit ma philosophie, je vie toujours avec le fantôme de mon enfance trahie.

Voilà, c'est dit. Je veille au grain, je me surveille. Avoir la bonne réaction face à son opposition est un effort, un travail sur moi permanent. Alors je repense à cette phrase qu'on entend toujours quand on parle de la violence faite aux enfants :" je ne comprends pas comment on peut". Moi je comprends trop bien, ça me renvoie au pire de moi même, ça me terrifie. Ma révolte ne vient pas d'un sentiment d'inhumanité, mais au contraire de la certitude de l'humanité d'un tel comportement. Je tiens cette certitude de l'expérience que j'en ai faite en tant qu'enfant et de cette pulsion que j'éprouve en tant que parent.

La différence, c'est le passage à l'acte, c'est une énorme différence, mais la violence sur son enfant n'est pas une étrangère, c'est un ennemi intime.

lundi 9 juin 2008

Elle se deguise

Une tunique de maman et voilà un joli costume

J'étais en train d'écrire sur mon blog, bien installée à mon bureau, la merveille jouant près de l'étendeur à linge. Et puis soudain elle est apparue, vêtue de cette tunique, souriante et fière d'elle. Elle l'avait enfilée à l'envers, toute seule ! La tête et un bras étaient passés dans le trou pour la tête et l'autre bras dans le trou prévu à cet effet, comme une toge quoi. Je n'ai pu résister, je l'ai applaudie, l'ai aidée à remettre le bras au bon endroit et en avant la photo. La merveille me fait son défilé, à sa manière de clown craquant. Et la maman que je suis reste baba devant sa dextérité.

Mais d'où tient elle ce goût du costume, ce sens du spectacle ? On se le demande ? ;-).

mardi 3 juin 2008

Bien se comprendre, c'est bien s'aimer.

Ceci est la 27ème lettre de la fiction « histoire de lettres » que vous pouvez retrouver dans la catégorie du même nom.

Gentleman,

Nous sommes le 1er janvier, c'est notre premier jour de cette année ensemble. As tu vu passé ces six derniers mois ? Te souviens tu de notre première rencontre ? C'était hier n'est ce pas ?

Terrasse d'un café, 2 juillet, 21 h, la nuit pas encore tombée, je t'attends. Tu es directeur d'un village vacances, nous nous sommes parlé au téléphone, tu cherches une animatrice, je cherche un petit boulot pour le mois d'août. Tu arrives à l'heure exacte, moi, j'étais en avance, comme toujours. Tu t'assois en face de moi. Tu as un beau sourire et un regard d'aigle. J'ai affiché mon sourire professionnel. Je sais que je suis nulle dans ce type d'entretien, alors j'essaye de mettre beaucoup de chaleur dans ma façon d'être pour masquer le manque de confiance en moi.

Tu commence par commander à boire, un Perrier citron, tu ne bois pas d'alcool, c'est un entretien professionnel, j'ai commandé un soda. Puis très vite tu m'expliques que tu crains que je me sois déplacée pour rien. Tu viens d'avoir une mauvaise nouvelle, les budgets sont gelés, tu n'es pas sur de pouvoir ouvrir ton centre au mois d'août. La pression tombe, il n'y a plus d'enjeu. Je ne dis rien ou pas grand chose. Tu parles beaucoup. Je ne sais pas comment cela c'est fait, mais nous avons passé du temps ensemble ce soir là à parler. La nuit est tombée. Nos voisins de table ont changés au moins trois fois. Oui, nous avons parlé, cinéma beaucoup, politique un peu, et puis au fil du temps, nos vies ... Nous sommes allés chez toi ensuite, tu as fait à manger, nous avons regardé un film dont tu m'avais parlé et que tu voulais que je vois, "grand canyon", très beau film en effet. Tout était simple, j'avais un grand sentiment de sécurité. Tu n'avais rien, tu n'as jamais rien eu d'un prédateur. Nuit blanche donc, très tard ou très tôt, tu me proposes d'aller voir le lever du soleil. Nous prenons ta voiture, nous quittons la ville, tu connais cet endroit visiblement. Le soleil perce l'horizon, nous ne parlons plus pour la première fois depuis le début. Petit déjeuné en terrasse du village le plus proche, nous sommes épuisés d'avoir tant parlé et rit aussi. Heureux, nous sommes heureux.

Chacun est rentré chez soi avec des étoiles dans les yeux, je suis partie quelques jours pour assister au mariage d'une amie. J'ai parlé de cette rencontre, un peu, puis beaucoup. J'ai pensé à toi tout le temps. Quelque chose en moi espère ...

En rentrant j'ai un message sur mon répondeur. Est ce toi ? C'est toi ... Je suis touchée. Je t'appelle, tu m'invites à dîner chez des amis à toi, comme ça, j'accepte bien sur. Je suis mal à l'aise en présence de tant d'inconnus, je souris sans conviction, je ne dis rien. Tes amis m'interrogent: "qui êtes vous, qu'est ce que vous faites dans la vie ?" etc ... Ils essayent de se montrer gentils, cela accentue mon malaise, j'ai l'impression de passer un examen. Ils sont tous si cultivés, si ... à leur place ... Ton regard d'aigle m'observe : comment s'en sort elle ? ton sourire me répond : bien, très bien même ... Je me détends un peu. Nous nous retrouvons sur le balcon, seuls. On se dit une bonne quinzaine de fois qu'on est heureux de se revoir, tu me remercies d'avoir accepter ton invitation, je te remercie de l'avoir faite ... Puis silence ... Puis tu t'es approché de moi très vite et tu m'a embrassée d'un baiser fugace sur la bouche. A peine perceptible, à peine réel, ai je rêvé ? Je commence à comprendre que tu es un grand timide ...

Tu me ramènes chez moi : tu veux venir boire un thé ? Tu n'aimes pas le thé mais tu ne me le diras qu'après. Beaucoup de mots encore, beaucoup d'aveux, beaucoup de secrets échangés. Mon cœur bat très fort depuis un moment. Tu rentres chez toi, difficilement, mais tu rentres, allons doucement, je n'ai pas l'habitude, je suis surprise, j'aime bien ça.

On ne se quitte plus, chaque jour, un nouveau rendez vous, tu as toujours quelque chose à me proposer, à partager. Nous continuons nos confidences, nos découvertes. Un jour, je ne sais plus lequel, tu me proposes de venir passer la semaine suivante chez ton frère. Il a une belle maison à la campagne, une femme adorable, deux filles charmantes, c'est un original. Je suis surprise, j'y crois à peine, je balbutie : " tu es sur ?" Tu insistes, j'accepte.

Nous avons passé une semaine de rêve. Accueillis comme des rois, jamais ils ne m'ont fait sentir leur curiosité à mon égard. Ils sont discrets, gentils, chaleureux, je me sens tout de suite si bien chez eux. Nous avons fait l'amour pour la première fois, dans cette chambre d'amis, mansardée, une chambre grenier. J'avais un peu peur, de décevoir, d'être déçue, mais si tendre, si doux, si proche déjà, si déjà complice. C'était ... Bien ...

Tu te souviens de tout ça ? Depuis ? Depuis les jours passés ensemble renforce notre complicité; Il y a eu des moments difficiles pour toi et moi, des sortes de crises de la vie qu'on traverse seul en général, on a été si étonné de les traverser ensemble ? Tu m'apprends les mots sur les maux, tu dis : bien se comprendre, c'est bien s'aimer. Tu me fais grandir. Je me découvre avec toi, j'apprends à être moi. Être soi, tout au moins commencer à savoir ce que cela veut dire, c'est apaisant... Je t'aime gentleman ...

samedi 31 mai 2008

Un coup de maître, disparaître



Paris_Nice

Tout a changé
s'est dispersé
évaporé
la légèreté

Ne retrouve pas
ses mots usés
à trop tricher
ici ou là

Un coup de maître
disparaître

L'usurpateur
est découvert
à cœur ouvert
saigne ses leurres

La solitude
ensevelit
les appétits
par habitude

Un coup de maître
disparaître

Comme des relents
de vieux dragées
aigre et sucré
serrent les dents

Et à nos mains
ongles rongés
et à nos pieds
les poings liés

Un coup de maître
disparaître

vendredi 30 mai 2008

Le nom des larmes

Un matin de juillet 2007

Je ne sais plus écrire, de mes tempo automatiques, je ne sais plus dénouer les fils de mes nœuds. Je suis traversée par quelques choses d'indéfinissables, ou peut être par une vieille habitude, une récurrence, comment savoir ? Peut être c'est le gris, peut être n'est ce que le gris ? On fait comment quand on veut tout ? On souffre ...

Je suis traversée par des envies de pleurer, loin de mes colères et de mes révoltes, loin ... Juste des envies de pleurer sans nom. Je disais ça si souvent quand j'étais petite : " je pleure sans savoir pourquoi". Je ne m'affole pas, plus. J'aimerai que ça passe, juste ...

Est ce que mes larmes vont finir par trouver un nom ?

Peut être que chaque larme a le sien; celle ci, s'appelle impuissance à aider ceux qu'on aime, celle là s'appelle impuissance à faire vraiment ce qu'on aime, celle ci s'appelle impuissance à ... Ah non, tiens, mon chagrin n'a qu'un nom : impuissance ...

Je sais écrire encore un peu finalement, voilà un fil tiré ...

jeudi 29 mai 2008

C'est pas plus mal

Un matin de juillet 2007

Sentiments confus
confusément obtus
petite nausée de la vie
grand écœurement et puis
Plus rien,
le néant c'est bien.

Délétère, qui déterre
atmosphère, atmosphère
Gueule de bois, promenons nous
pendant ce temps là le loup
mange à sa fin,
c'est bien

C'est dans l'air du temps
ça pue méchamment
ça use, ça met à cran
ça tue aussi de temps en temps
humeur de chien
C'est presque rien.

Et puis ça passe
puisque tout lasse,
tout passe, tout casse
même l'angoisse
ça ne fait plus rien
C'est bien

Pardon des humeurs maussades
des tu meurs en rade
des douleurs passées
Des coups amassés
encore un peu mal
c'est pas plus mal.

lundi 26 mai 2008

En plein jeu de cache cache ...

En plein jeu de cache cache

J'adore !

samedi 24 mai 2008

Entourée d'amour

La merveille en noir et blanc

Tu es si grande, si jolie, si maligne, si drôle ... Je regarde tes grands yeux noirs qui me happent, c'est un puits aussi profond que mon amour pour toi. Ma merveille, ma fille, mon petit clown, j'aime tant tes facéties.
Il y a tes abandons au creux de mon cou, ta petite main qui caresse mon bras, et tes petites chansons personnelles. Il y a tes fossettes, ton œil mutin, et tes éclats de rire. Il y a tes découvertes, mes surprises, et ta fierté. Il y a que tu grandis, que je m'étonne encore et toujours de cet hier de plusieurs mois. On s'entend plutôt bien, tu ne trouves pas ?

Ma merveille, tu ressembles toujours autant à ton père. Ah, comme il craque avec son "cœur de midinette" quand tu tends tes petit bras vers lui, ah comme il saigne de tes chagrins le "dur à cuire", il peut bien rire de moi ...

Tu es entourée d'amour, beaucoup, plein, énormément et même plus.

jeudi 22 mai 2008

Pique nique Dimanche

Il y a un pique nique carnet organisé dimanche 25 mai au parc Montsouris, vous trouverez toutes les explications ici et vous pourrez vous inscrire si le cœur vous en dit.

Les pique nique carnet c'est bien, on mange un peu de tout que chacun à fait, on parle un peu de tout avec un peu tout le monde, parfois on s'endort un peu ...

Et parfois on rencontre un IL qui deviendra son IL

Je vous le dit, c'est vraiment bien les pique nique carnet

mardi 20 mai 2008

Cherche vacances au mois d'aout

Si parmi mes lecteurs, il y en a qui vivent au soleil et au vert, (mais pas à l'autre bout du monde parce qu'on n'a pas les sous pour les billets d'avion), s'ils ont envie de venir voir Paris au mois d'août, on pourrait peut être s'arranger, non ?
Bon, la première semaine d'août, on part avec la merveille et mon Il chez une de mes sœurs dans les Cévènnes. Nous reste à trouver, la deuxième semaine, puis les 15 jours suivant ou nous passons du chiffre trois dont un bébé au chiffre cinq dont un bébé, une ado et un un grand ado peut être ( le grand ado attendant de connaître la destination pour savoir si il vient avec nous ou si ...)

Nous, on a un joli appartement de trois pièces, tout près des transports en commun, en cinq minute on est à Montparnasse. En une demi heure à peine on est en plein centre de Paris. On a de superbes couchés de soleil l'été de la fenêtre du salon.
Un soir de juillet 2007
Un soir de juillet 2007 Il y a deux chambres, une avec un grand lit, une avec un lit une place et un lit bébé, plus le lit une place du salon qui sert aussi de canapé.

Paris au mois d'août c'est la meilleur saison, les parisiens n'y sont plus, pas d'embouteillage, plus de file d'attente dans les musées ! Et en plus c'est un des rares mois ou on est à peu près certain d'avoir beau temps.

Alors voilà, si ça vous dit d'échanger, laisser moi un petit commentaire ...