
Mais ou va-t-il les pêcher ses idées ? Ces paroles qui font jolis quand on ne prend pas le temps d'y penser. Cet homme fait de la politique de comptoir. Et pendant ce temps là on nous dit de ne pas penser, et pendant ce temps, nous devrions gober, ivre de bling-bling, gavés de rêve qui se paye cher et qui ne nous ferons jamais exister.
Cet hommes est-il fou ? Cet homme est-il bête ?
Allons ce n'est pas sérieux, le devoir de mémoire c'est tant d'autres choses. Il ne s'agit pas simplement de se souvenir d'une victime, il s'agit de se souvenir et de comprendre comment et pourquoi c'est arrivé. Il s'agit de se souvenir des bourreaux car si les morts ne reviennent pas, les bourreaux sont toujours prêt à réapparaître pour faire de nouvelles victimes.
Je l'imagine, notre président, envoyer des espions dans les bars de notre pays pour écouter ce qui s'y dit. Cette idée-là a tellement l'air d'en sortir. Du bon sens près du bonnet, arrosé d'un petit vin blanc, et voilà "y'a qu'à faut qu'on" et hop j'ai la conscience tranquille. Et pendant ce temps là, des enfants aujourd'hui sont déportés dans un pays qu'on dit d'origine. Et pendant ce temps là, des enfants d'aujourd'hui meurt de faim, de maladie, de guerre, etc... Et dans 50 ans, demanderons-nous aux enfants de nos enfants de se souvenir du camarade de classe d'un de leur parent, disparu ...
Le président décomplexé de la facilité, nous entraîne dans un monde absurde, c'est Ionesco qui se régalerait à faire son portrait. Ce serait drôle si c'était du théâtre, il nous ferait bien rire, c'est d'ailleurs la clé de son succès auprès des médias, il est théâtrale, spectaculaire, comique, il maîtrise les rebondissements, les effets de surprises, c'est un Ubu, Un roi qui se meurt ... mais il existe, mais il a été élu et il me fait froid dans le dos ...
Commun des mortels