Luciole tome 2

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

commun des mortels

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 15 février 2008

Politique de comptoir ...

Mais ou va-t-il les pêcher ses idées ? Ces paroles qui font jolis quand on ne prend pas le temps d'y penser. Cet homme fait de la politique de comptoir. Et pendant ce temps là on nous dit de ne pas penser, et pendant ce temps, nous devrions gober, ivre de bling-bling, gavés de rêve qui se paye cher et qui ne nous ferons jamais exister.

Cet hommes est-il fou ? Cet homme est-il bête ?

Allons ce n'est pas sérieux, le devoir de mémoire c'est tant d'autres choses. Il ne s'agit pas simplement de se souvenir d'une victime, il s'agit de se souvenir et de comprendre comment et pourquoi c'est arrivé. Il s'agit de se souvenir des bourreaux car si les morts ne reviennent pas, les bourreaux sont toujours prêt à réapparaître pour faire de nouvelles victimes.

Je l'imagine, notre président, envoyer des espions dans les bars de notre pays pour écouter ce qui s'y dit. Cette idée-là a tellement l'air d'en sortir. Du bon sens près du bonnet, arrosé d'un petit vin blanc, et voilà "y'a qu'à faut qu'on" et hop j'ai la conscience tranquille. Et pendant ce temps là, des enfants aujourd'hui sont déportés dans un pays qu'on dit d'origine. Et pendant ce temps là, des enfants d'aujourd'hui meurt de faim, de maladie, de guerre, etc... Et dans 50 ans, demanderons-nous aux enfants de nos enfants de se souvenir du camarade de classe d'un de leur parent, disparu ...

Le président décomplexé de la facilité, nous entraîne dans un monde absurde, c'est Ionesco qui se régalerait à faire son portrait. Ce serait drôle si c'était du théâtre, il nous ferait bien rire, c'est d'ailleurs la clé de son succès auprès des médias, il est théâtrale, spectaculaire, comique, il maîtrise les rebondissements, les effets de surprises, c'est un Ubu, Un roi qui se meurt ... mais il existe, mais il a été élu et il me fait froid dans le dos ...

Commun des mortels

samedi 1 décembre 2007

J'ai la nausée, la France a les mains sales

Chaque jour, j'ouvre donc ma nouvelle fenêtre sur le monde et chaque jour j'y trouve de nouvelles raisons de vomir. Aujourd'hui il faut aller voir et

Qu'on ne se méprenne pas, je n'aime pas vomir. Mais je préfère savoir, mais je préfère comprendre, mais je préfère me coltiner la réalité si difficile soit elle, qu'un monde sirupeux, ou les poncifs rivalisent avec les facilités de l'esprit, ou les à priori rivalisent avec le bon sens près du bonnet.

Je vomi donc cette réalité là. Tout en moi se révulse. Quel est ce pays qui m'a vu naître ? Celui des droits de l'homme ou celui de la collaboration. Ah oui, pardon, il ne faut pas faire de parallèle abusif, ce n'est pas rendre service à la cause de la justice, pardon. Mais quand même, il me semble que ma propre mère qui n'est pas si vieille pourrait le faire ce parallèle, entre cette petite copine juive qu'elle a vu un jour embarquée par la police française et qui n'est jamais revenue et ces enfants d'aujourd'hui emmenés par la police française et qu'on ne reverra pas non plus. Dénoncés par qui ? Par une administration qui obéit aux ordres, par un fonctionnaire trop zélé ?(il y a en a qui refuse, merci à eux) Oui, je sais, la petite fille que ma mère n'a jamais revu est allée dans un camps de la mort et ces enfants d'aujourd'hui ne font qu'aller dans un autre pays ou la mort les attends souvent, mais on n'est pas si sur et puis ce n'est pas pareil. C'est vrai, ce n'est pas pareil, n'empêche ça évoque des choses qui puent la mort.

Ils sont envoyés dans un autre pays, exilé donc. Oui, parce qu'il faut savoir que pour beaucoup ils sont là depuis longtemps, depuis tout petit. Leurs parents sont arrivés il y a dix ans, 8 ans, plusieurs années, ils ont eu des papiers pour travailler, ces enfants sont allés à l'école, ils ont aujourd'hui 15 ans environ, si on sait compter, ils avaient donc 5 ans quand ils sont arrivés. Ou sont ils chez eux, si ce n'est chez nous ? On les exile donc.

Ah oui, mais il y a la loi, oui, mais la loi a changé entre temps, de acceptables ils sont devenus inacceptables. Je fais de l'angélisme paraît il, oui parce que maintenant être humaniste c'est être angélique, le niveau des valeurs c'est légèrement décalé. Les humanistes d'aujourd'hui pensent concret, pensent concrètement qu'à leur gueule. Le méchant d'hier est le réaliste d'aujourd'hui, et nous nous sommes de pauvres naïfs dans le meilleurs des cas, de dangereux gauchos dans le pire. Bienvenu dans le monde de la droite décomplexée, simplifiée, simpliste. Je me dis, je ne sais pas, je me dis qu'il serait urgent que la gauche assume la complexité de ses valeurs. Comme j'aimerai entendre un homme de gauche répondre à un journaliste qui lui dirait " ce n'est pas clair votre position, les gens ne comprennent pas très bien" " les gens sont plus intelligents que vous ne croyez et vous confondez pas clair avec complexe, car c'est complexe la justice, l'équité, la solidarité, plus complexe indéniablement que de désigner un bouc émissaire".

Je continue de vomir donc, même si je n'ai plus que de la bile, même si ça fait mal, mais j'y retourne et je continue de regarder, je continue de témoigner, je continue ... Suis je entendu ? Qu'allons nous faire pour que cela cesse ? Je cherche, je n'ai pas encore trouvé, je me sens vieux aussi et fatigué et la jeunesse me semble bien peu armée en vérité, pour cela peut être qu'elle se met à tirer. J'ai la nausée, la France a les mains sales.

Le commun des mortels

mercredi 28 novembre 2007

Massacre à la tronçonneuse

Voilà un appel qui doit être entendu, c'est ici. J'en reste coi, enfin pas longtemps, parce que trop gros sur la patate. Je me dit, j'ai bien fait de changer de fenêtre, voici le vrai paysage, un chantier non pas de construction mais de destruction.
Sur l'autre fenêtre, j'ai compris qu'on me roulait, c'est effet spéciaux et compagnie, il font défiler un joli décor de paillette, de musique, avec flash extraordinaire sur les violences urbaines. Ils nous plongent volontairement dans l'affect, l'émotionnel, en anesthésiant la réflexion qui, dans un bon spectacle, est sensé l'accompagner. Ils nous infantilisent. Et comme le dit cet article mit en lien plus haut, leur prétexte dit tout :" trop compliqué pour intéresser les gens". Oh , les gens, c'est nous, c'est moi. Je veux qu'on me dise moi, je veux qu'on m'explique, je veux comprendre, je vous interdit de présupposer de mon intelligence.
Oh les gens, réveillez vous, ce feu qui prend la cité, c'est la colère des enfants qui ne comprennent pas, à qui ont n'a rien expliqué. Aveugle colère sans but, qui récupère cette énergie ? Pour en faire quoi ? Punir qu'ils disent tous, bien sur, faut punir l'enfant pas sage, l'enfant passage. Et après ? On ferme les yeux en attendant la prochaine étincelle ?
Le commun des mortels que je suis en aurait la nausée, ce n'est pas la révolution, il n'y a même pas le rêve d'un monde meilleur, juste du désespoir, juste du plus rien à perdre. Ah ils sont beaux les diseurs de concrets, qui ne font rien de concret à part tuer l'espérance. Ah ils sont fiers, les tueurs d'idéaux, dans leur vide qui laisse toute la place à l'indifférence. Allez, je vais vomir un coup et je reviens cracher ma fatigue de vieux cons qu'en dirait presque, c'était mieux avant, avant quoi au fait ?

Le commun des mortels

mardi 27 novembre 2007

Ouverture

Conjoncture, conjecture, moral en berne, il court, il court, le commun des mortels, derrière son pouvoir d'achat, pouvoir déchets, pouvoir déchu. Je regarde mon téléviseur. Suis je si vieux déjà, rangé définitivement dans la catégorie vieux cons ? Suis je seul, tout seul à halluciner sur la somme de bêtises, pire encore, sur le discours unique qui nous ferait presque croire, qui cherche à nous faire croire que c'est vérité. J'apprends ainsi que j'en ai marre de la grève et de ces fainéants de preneur d'otage, minoritaires, minus et taire. J'apprends que je suis angoissé à propos de mon pouvoir d'achat etc. C'est sans doute que je me connais mal, ou plutôt suis je si seul, quantité négligeable, négligé, que je disparais. Je ferme mon téléviseur, petite fenêtre déformante sur le monde, fenêtre que j'ouvre régulièrement comme on prend un bain de foule, une prise de conscience nécessaire que c'est cela qu'entende mes concitoyens, mes frères de fraternité, mes égaux de égalité, mais libérés de liberté.

Alors dans ce besoin soudain de me retrouver tel que je me connais, tel que j'ai appris à m'aimer , j'ouvre cette autre fenêtre. Celle là, au moins, se déforme selon mon regard. Je cherche un autre bain, celui d'une humanité. Peut être vais je découvrir que je ne suis pas seul, peut être sommes nous une multitude

Commun des mortels