Luciole tome 2

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Luciole, c'est elle qui en parle le mieux

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lundi 8 mars 2010

Projet de vie

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Nous sommes sur Paris de toute façon au moins pour 6 à 7 ans, ce qui est long et qui peut passer très vite en même temps. De mon côté, je me suis rendue à l'évidence que je n'arrivais pas à investir mon avenir ici, à Paris. Quand j'ai commencer à construire ce projet, il n'y avait pas mon Il, il n'y avait pas ma merveille. Si leur arrivée dans ma vie à précipité les choses, elle en a aussi changé la teneur. Or depuis quatre ans, je ne me suis jamais reposée véritablement la question de mon projet de vie, me laissant vivre au jour le jour les évènements. Jusqu'à ce que la frustration ne vienne gâcher ces jours. Mais bien obligé de constater que le fait de devenir maman a changé ma vie considérablement et donc la vision de mon avenir professionnel, sans que j'arrive bien à le définir.
J'ai une petite litanie dans ma tête : " je ne veux pas faire ma vie ici". Pourquoi ? Plusieurs choses, certaine anecdotique comme le climat de m***, d'autres plus profondes comme de n'avoir pas les moyens (argent) de profiter du choix culturelle qui s'offre, je suis toujours celle qui bade derrière la vitrine. Professionnellement, nous sommes tellement nombreux, que la concurrence est au delà de l'imaginable. Je me sens écrasée par la tâche, par la foule, par les obstacles. Mais tout cela je le savais dès le début. Quand j'ai envisagé de remonter sur Paris, j'étais en train de faire le deuil d'être maman, je me disais alors que mon bonheur serait donc mon métier, que je devais tout tenter, pour aller le plus loin possible (donc pas à Nice). N'ayant plus que ça, les obstacles devenaient surmontables, j'allais y consacrer TOUTE mon énergie. Maintenant que je suis maman, ma priorité c'est de nouveau, une "qualité de vie" qu'on ne peut pas trouver à Paris, cette sorte de douceur de vivre qui me manque tant ici.

Je me suis répétée depuis quatre ans que je suis là que ça ne tenait qu'à moi, ne comprenant pas pourquoi j'étais prise dans cette inertie. Je me suis mise en colère contre moi, beaucoup pour essayer de me secouer les puces, beaucoup d'énergie dispersée pour des mouvements minuscules, pour des résultats maigres. Je n'ai pas rien fait de ces quatre ans, j'ai écrit et mis en scène une pièce qui s'est jouée ... quatre fois à Nice. J'ai terminé mon roman. J'ai rencontré deux personnes avec qui je vais travailler en tant que comédienne. De cet avenir proche, j'ignore bien sur les conséquences, mais je ne me berce pas de fol espoir. Je ne sais pas combien de fois se jouera ce spectacle, ni ou, ni dans quelles conditions, ni s'il débouchera sur d'autres contacts. C'est possible que oui, mais c'est possible que non aussi. Alors ça ne change pas grand chose pour l'instant, ça a au moins le mérite d'être ce qui est déjà bien. Mais en vrai, mon énergie je l'ai essentiellement tournée vers ma fille, et je ne regrette rien, et je ne suis pas prête à faire différemment. Il faut juste que je trouve un nouvel équilibre qui me permette de lui consacrer la même énergie tout en trouvant des solutions pour ne pas être frustrées par ailleurs. Une meilleure organisation avec surtout un objectif qui me convienne mieux

Alors avec mon Il, nous avons discuté d'un projet de vie à long terme. Si nous prenons la décision de partir effectivement dans disons 7 ans, mon Il sera à la retraite, ma belle fille aura une vingtaine d'année, nous serons libre alors de vivre ou cela nous convient. Si notre destination est choisie avant, je peux investir professionnellement dans cette région bien avant notre installation. Chercher les contacts la bas, tenter de faire jouer les spectacles la bas etc ... Ce qui fait que je n'aurai pas ce sentiment de construire à Paris pour devoir tout quitter dans 7 ans et tout recommencer. Et le fait de savoir que nous pouvons quitter Paris, même si ce n'est que dans 7 ans, c'est fou, je respire à nouveau.

La question évidement qui suit c'est "où ?" Dans nos critères de choix il y a : un accès facile depuis Paris pour me permettre d'être sur les deux endroits, pas trop loin de la mer, une ville qui soit vivante culturellement.
Pour l'instant et parce que mon Il a vécu dans cette région pendant quelques années, nous pensons à Nantes. Mais je ne connais pas du tout et surtout, je n'y connais personne. Alors si parmi mes lecteurs, il y en a qui connaissent cette ville, qui y vivent, qu'ils n'hésitent pas à se manifester, je prends toutes les infos. Nous irons y faire un tour l'été prochain. Et puis j'ai le temps hein, 7 ans, pour mettre en place un projet plus précis et une organisation qui l'accompagne.

mardi 9 février 2010

Existentiel isn't it ?

J'ai dans la tête deux idées d'écriture. Une pour une pièce et une pour un roman. Et je ne m'y met pas. Bon, je me dis que les idées doivent murir, quand je serais prête, ça finira par sortir.

J'ai fini mon premier roman, si toutefois on peut dire qu'on finit un tel ouvrage. J'ai décidé qu'il était fini aussi par impuissance à aller au delà. Il me semble encore perfectible, mais bon. En ce moment mon IL est mis à contribution pour les premières corrections orthographiques et comment dit on ? les trucs qui concernent les espaces et la ponctuation ( mon plus grand défaut, j'ai tendance à faire une phrase de cinq lignes avec plein de virgule, je n'aime pas les points, qui s'en étonnerait me connaissant). Après cela, je solliciterai l'aide d'une amie qui l'a déjà fait pour moi, si elle en a le temps et l'envie, afin qu'elle en fasse une seconde correction, (c'est son métier). Après cela, et bien après cela se sera le grand saut, celui qui coûte, il faudra l'envoyer à quelques éditeurs. Et si aucun n'en veut, ben... Je réfléchie à la solution de l'auto-édition via internet. C'est une solution séduisante, mais pour que ça fonctionne, il faut s'y prendre intelligemment. Le but de tout cela quand même c'est d'être lu.

Et pendant que Traou s'interroge sur sa difficulté à sortir de la clandestinité (en tant qu'écrivain) je m'interroge sur mon désir d'être lue, difficile à définir, à expliquer. La reconnaissance ? Oui bien sur elle a sa part, sortir de l'ombre et de la transparence de mon enfance, oui, oui, surement. Mais ça ne suffit pas. J'ai fait comédienne pour ça au départ, quoique en tant que comédienne je suis transparente puisque c'est le personnage que je sers.

Écrire est une mise à nue, plus surement qu'une autre forme d'expression artistique, pour moi en tout cas. Quand j'écris j'essaye toujours d'être au plus sincère, au plus près de ma vérité émotionnelle, même dans la fiction. Oui, mais je fais pareil en tant que comédienne en fait. La seule vrai différence c'est que c'est mon texte. C'est donc moi que j'expose et même parfois, j'en ai le sentiment, que j'exhibe. De m'exhiber ainsi publiquement, en allant toujours travailler sur l'intimité, sur ce qui se tait d'ordinaire, sur ce qui se cache, c'est une façon de lutter contre le secret qui a permis la pire des dérives dans ma famille. C'est une façon de dire, je ne cache rien, je ne me cache rien. Dans ce même espace-temps, se confronte mon désir de me montrer nue, sans carapace, sans mensonge, se désir de vous montrer nue à travers moi, ce désir de s'apercevoir que nous sommes tous frères et sœurs dans cette nudité du cœur. Et la peur sommes toute légitime que cela implique. Ce sentiment de vulnérabilité que cela crée. Et la crainte aussi de m'apercevoir que je me suis trompée, qu'il n'y a pas de filiation entre nous, que je suis toute seule au fond... Existentiel isn't it ?

Sans oublier bien sur la crainte de n'avoir pas le talent nécessaire pour vous faire sentir une telle chose ( bon, là, bien sur j'espère que vous direz "mais non Luciole tu as un grand talent, sourire de moi, douce ironie)
Sans parler de la question de la légitimité que nous nous posons tous à différent niveau. Sans parler de la rivalité d'avec au moins deux de mes sœurs, impliqué insidieusement par notre chère mère qui nous a attribué des places et moi je n'ai pas voulu de la mienne ( diplomate) mais j'ai voulu celle de mes sœurs, la comédienne c'était Audeditorium, l'écrivain c'était Akynou ( exemple typique d'une de mes phrases à rallonge). Je ne suis pas certaine qu'elles en voulaient de cette place d'ailleurs, mais enfin c'est venu renforcer mon complexe d'usurpatrice.

Et malgré cette foule de peurs cumulés j'écris, et malgré tout ça, j'aimerai être publié, j'aimerai toucher au delà du cercle des intimes et parler à des inconnus, une foule d'inconnus, oui une foule d'identités différentes et similaires, de ce que nous sommes... Y parviendrais je un jour ?

jeudi 4 février 2010

Echec de la méthode coué

Hier après trois heures de cours sur les six, maux de tête dû à la sinusite et mal de gorge sont survenu. Je suis rentrée épuisée et passablement sur les nerfs. Ce matin je me sens fatiguée et ronchon. Mer*** fais Chie**, y en a marre. 3 semaines avant Nice, et si cette pause me fera surement du bien je n'en attend pas de miracle non plus.

Je suis fatiguée, fatiguée d'être fatiguée ...

mercredi 3 février 2010

Janvier terminé égal assez déprimé

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ça c'est du bonheur en barre !

Bon voilà, j'ai pris une décision, j'ai décidé que Janvier terminé égal assez déprimé. En plus on a droit à un petit rayon de soleil, je m'accroche, je m'accroche. Dans trois semaines je me paye des vacances à Nice. Trop besoin de voir la mer et les potes cela va sans dire.

Je me suis réveillée ce matin avec un petit mal de gorge, j'ai dit non, je ne veux pas être encore malade, j'ai pris une pastille de lisopa** et pour l'instant ça va. J'ai toujours ce petit nœud tout près du cœur, ce petit nœud d'angoisse diffuse, mais j'ai pas envie de le laisser faire. Là, tout de suite maintenant, la perspective d'aller à Nice irradie sur le reste et me donne l'énergie suffisante pour me sentir debout, vivante, avec le désir de reprendre les choses en main. Auto-suggestion quand tu nous tiens.

A commencer par mes cours, y voir une façon positive, agréable d'être et pas un poids, ça fera du bien à tout le monde. Et puis remettre de l'ordre dans mes aspirations, histoire d'établir un plan d'attaque concret. Et puis ensuite travailler le passage à l'acte, la demande... Une chose après l'autre, dans l'ordre, ne pas regarder la montagne, juste la marche de devant mais ne pas oublier ou je veux aller non plus.

Non mais alors, je vais pas me laisser emmerd** par un hiver froid et pluvieux, non mais d'abord !

Respirer, respirer, respirer ...

dimanche 31 janvier 2010

Bon anniversaire mon amour

Au milieu de mes ombres tu m'éclaires, comme une main toujours tendu. Je me vois aller et venir, continuer mes débâcles, je suis si fatiguée ces derniers temps. Je profite de tes bras qui m'entourent, je me niche là en petit bout chou comme tu dis. Quelle patience tu as, oui, je sais que tu souris quand je dis cela, et tu te moques de moi en disant "oui, je suis terriblement maltraité", mais je sais moi, ta patience, ta tolérance, ton respect, cette qualité d'amour que tu me portes, précieuse entre toutes.

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Aujourd'hui c'est ton anniversaire, je me serre si fort contre toi, et je dis des bêtises avec outrance pour te faire rire, comme tous les autres jours ou presque. Mon cadeau n'est pas celui là. Ce que je veux t'offrir ce matin c'est un "je t'aime" un peu différent, un "je t'aime" plus conscient de lui même, plus profondément inscrit dans son évidence, un arrêt sur l'instant, et que ces mots si court, si rapide à dire prennent leur temps pour t'atteindre et t'emplir. Écoute bien mon amour, c'est important : "Je t'aime".

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