Mon manque, celui qui laissa une place à l'ombre
Son manège détourné à de quoi enchanter
Tout comme les histoires où l'essor en est jeté
de phrases en phrases je me retourne sur la pénombre
Mon manque, mon impasse et pairs de tant de chagrins
Les saisons font passe-passe et dansent trois petits tours
Aucune amnésie pour l'espèce vide d'amour
Tueurs de peine se cueille à l'eden du jardin
Mon manque, cette blague d'où sortent mes histoires
De volutes en fumée je caresse l'habitude
je me surprends, je lâche la main des certitudes
Comme si leurres et vertus se confiaient au parloir
Mon manque, une partie de moi flou dans vos savoirs
Espace libre depuis la nuit de ma naissance
Mon premier cri, ma toute première évidence
C'était écrit , ma philosophie de comptoir
Mon manque, les "Si" vont chanter, je suis une poire
je retiens mon souffle jusques aux lendemains
Mes apnées d'angoisses étendent au loin leurs mains
à l'inspiration, mes maux en guise de sautoir
Mon manque, mon sang, ma fièvre du samedi soir
un hommage au néant, je lui doit bien ce trait
un peu de plein pour raconter ce qui se tait
Un mensonge de moins, ma vérité miroir ...
