Retour au pays
Par Luciole le jeudi 4 octobre 2007, 10:37 - Inclassable - Lien permanent
Je comprends ce que les gens disent. Cest pénible, je nen ai pas lhabitude. Je déteste ça. Les gens parlent, jentends sans avoir besoin découter et je comprends. Cest infernal. Jai limpression de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Dailleurs ça ne mintéresse pas, je ne veux pas savoir.
Je pensais que je serais heureuse d'entendre à nouveau ma langue maternelle, mais elle me saute à l'oreille sans arrêt et me met dans une position de voyeuse, je déteste ça. En chine, même si je parlais bien la langue, il me fallait tendre l'oreille, me concentrer un minimum pour pouvoir suivre la conversation. Cela me donnait de délicieux moment d'abstraction, mon esprit pouvait alors voguer à son rythme. Mais ici, impossible, c'est comme si mon cerveau en manque de Français faisait fête de tout ce qu'il entendait, et ils sont tellement bavard, et ils parlent tellement fort, c'est impossible de les ignorer, ça m'épuise, cette incapacité à ne pas comprendre. Je ne sais pas comment je vais tenir le coup. En plus depuis le temps que j'étais partie, j'ai oublié tout les codes de communication, seule ma langue est restée, je me fais l'impression d'être un monstre étrange, un étranger envahi par les autochtones...
Ceci est une fiction écrite dans le cadre du jeu du sablier de kozlika-samantdi. Vous trouverez les règles du jeu ici.
Commentaires
ça me fait penser quand je suis en Guadeloupe avec tous les gens qui parlent en créole autour de moi. J'ai toujours du mal à expliquer que cela ne m'embête pas vraiment
Ah oui, le premier plaisir d'entendre du français, et le regret après
Comme je me retrouve dans ce billet ! Bonjour à la Merveille et à son papa;
C'est tout à fait en phase avec le billet écrit par l'auteur-e de l'amorce, tu vas voir tout à l'heure...
(j'aime beaucoup, en plus, je trouve que cela forme un fil directeur avec le billet précédent)
C'est tout à fait en phase avec le billet écrit par l'auteur-e de l'amorce, tu vas voir tout à l'heure...
(j'aime beaucoup, en plus, je trouve que cela forme un fil directeur avec le billet précédent)
J'ai adoré les trois textes que je viens de lire, je les aient engloutis goûlument, ça valait le coup de faire réparer ma machine infernale...