En pleine phase de réflexion je me disais hier, j'ai beaucoup eu à pardonner pour me défaire de la colère qu'inflige certaines blessures. J'y ai beaucoup travaillé. Pardonner à mon père d'abord, sa violence et son indifférence, à ma mère aussi son déni et son abandon, à une de mes sœurs, sa trahison, à une amie, à un amoureux, à des personnes qui m'ont fait beaucoup de mal et qui m'ont mis dans une grande colère. J'appelle ça "le pardon" sans connotation judéo catho. c'est, pour moi, être capable de remettre l'autre à sa place d'humain, qui a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il était.

En repensant à ces "pardons", je me suis dit " me suis je pardonner à moi même ?" Pardonner de quoi ? Me direz vous, et je vous répondrai, la liste est longue tant mes exigences sont vastes. En premier lieu, de ne pas être tout à fait celle que je voudrais être, d'être un peu lâche, un peu cossarde, de n'avoir pas les cou**les de mes ambitions, de me laisser porter par le courant et de me plaindre ensuite d'avoir une vie de cons, pas assez ceci, pas assez cela. Etc. Je ne me le pardonne pas, parce que je crois au tréfond de moi même que ma colère est mon carburant.

Et pour finir je me suis dit qu'il serait peut être temps de trouver un carburant plus approprié, plus écologique en quelque sorte, plus en harmonie avec ma nature... Là que j'en suis de mes réflexions...